Si tu penses à la racheter, la vraie question c'est ce que tu paies vraiment. Le Chanel No. 5 d'aujourd'hui a toujours le même ADN olfactif emblématique, mais les reformulations arrivent constamment dans l'industrie du parfum pour des raisons de coûts et d'approvisionnement. Ce que tu sens dans le flacon de ta grand-mère, c'est partiellement la profondeur qui vient avec l'âge - les parfums peuvent évoluer et se stabiliser au fil des décennies, parfois pour le mieux. Ça ne veut pas dire que la nouvelle formule est mauvaise, juste différente.
La partie honnêtement plus difficile, c'est le prix. Le Chanel No. 5, ce n'est pas donné, et il y a plein de parfums qui touchent un territoire similaire sans la majoration liée au prestige. Si tu l'aimes assez pour l'avoir porté régulièrement et tu l'as vraiment manqué quand tu ne l'avais pas, alors ouais, ça vaut le coup de te le procurer. Mais si tu l'achètes surtout parce qu'il est « censé être » un classique, tu risques de te retrouver frustrée par ce que tu paies. Le facteur nostalgique joue clairement dans le marketing, et Chanel le sait.
Mon avis : garde ton flacon hérité jusqu'à ce qu'il soit vraiment fini, et si tu te surprends à en vouloir vraiment plus, choppe-toi une nouvelle bouteille. Tu sauras assez vite si c'est quelque chose que tu as réellement besoin dans ta rotation ou si la version 90s de ta grand-mère avait juste quelque chose de spécial qui est plus lié au souvenir qu'au parfum lui-même.