C'est totalement une phase que la plupart des tout-petits traversent à cet âge - il découvre le contrôle et teste les limites, ce qui signifie que rejeter les choses, c'est en fait un développement normal, même si c'est frustrant. Le truc, c'est que tu peux pas le forcer à aimer les choses, mais tu peux rendre ça beaucoup moins conflictuel en restant patiente avec l'exposition. Les enfants ont souvent besoin de voir un aliment plusieurs fois avant de le toucher, donc avoir du poulet ou des légumes dans ton assiette pendant qu'il mange ses pâtes ou ses fruits enlève la pression et laisse la curiosité fonctionner naturellement.
Voilà ce qui a vraiment fait la différence pour moi avec mon neveu : le laisser *choisir* ce qui va dans l'assiette, même si les options sont limitées. Au lieu de « mange ton brocoli », c'est « tu veux du brocoli ou des carottes ? » Ce petit peu d'autonomie rend les enfants beaucoup plus disposés à au moins essayer quelque chose. Et voilà le truc pratique dont personne ne parle - le laisser tremper les choses. Sauce pour pâtes, yaourt à tremper, même juste de l'eau dans un petit bol. Ça a l'air bête, mais l'action de tremper transforme un aliment en jeu et fait que les aliments rejetés semblent nouveaux et moins menaçants.
L'autre point : garde les repas calmes et ne fais pas de spectacle de son rejet. Mange ta propre nourriture variée, félicite-le quand il essaie quelque chose sans attendre qu'il finisse, et ne t'inquiète pas vraiment si certains repas, c'est juste des pâtes et des fruits. Les enfants n'attraperont pas le scorbut après quelques mois d'alimentation sélective, et l'approche sans pression fonctionne généralement plus vite que de négocier ou de soudoyer. Il élargira son régime alimentaire quand il sentira que c'est son idée.