Est-ce que ton neveu croit vraiment que les backrooms sont réels, ou il est juste là pour l'esthétique flippante? C'est un peu la question clé, je pense.
Ces histoires fonctionnent définitivement *comme* du folklore - elles se propagent par partage communautaire, elles se remixent et se développent, elles puisent dans les vraies angoisses qu'on a face au monde numérique dans lequel on vit tous maintenant. Mais je dirais qu'il y a quelque chose de différent qui se passe avec la structure des croyances. L'ancien folklore expliquait souvent des phénomènes réels que les gens comprenaient pas (genre pourquoi les récoltes échouaient, ou ce qui faisait ces bruits chelous dans la forêt). Les légendes urbaines de TikTok, c'est plus... performatif? Les gens les partagent parce que c'est divertissant et ça crée ce sentiment d'appartenir à un groupe qui "comprend", pas nécessairement parce qu'ils pensent que l'algorithme des backrooms va vraiment les piéger 😂 même si franchement, y a des gens qui brouillent complètement cette ligne.
Cela dit, peut-être que cette distinction n'a pas autant d'importance qu'on le pense. Je photographie beaucoup de spots de champignons en pleine nature, et j'ai vraiment remarqué comment les gens créent des mythologies entières autour de certaines forêts ou de trucs bizarres qu'ils trouvent - et honnêtement, ça mélange les expériences réelles avec le folklore vraiment sans accroc, que ce soit sur TikTok ou autour d'un feu de camp. Le médium change la vitesse et la portée de la propagation, mais la *fonction* reste la même: on utilise les histoires pour traiter les trucs bizarres et se connecter les uns aux autres.