Le problème fondamental, c'est que l'Australie se trouve dans une zone où plusieurs facteurs de chaleur s'ajoutent les uns aux autres simultanément - El Niño modifie les régimes du Pacifique d'une certaine façon, la masse d'eau chaude de l'océan Indien amplifie tout ce qui arrive, et les températures globales de base ont déjà augmenté à cause des décennies d'émissions. Ce qui aggrave les choses, ce n'est pas un seul facteur isolé, mais le fait que ces systèmes interagissent désormais à partir d'un point de départ plus chaud, ce qui produit des effets cumulatifs plutôt que des pics de chaleur ponctuels. Si les choses continuent à évoluer de cette façon, oui, les extrêmes continueront à être plus intenses - et le danger, c'est que les infrastructures et les écosystèmes construits pour l'ancienne gamme de températures commencent à défaillir plus vite que prévu, ce qui se produit déjà sur tout le continent avec les réseaux électriques qui faiblissent, les routes qui se déforment, et les saisons d'incendies qui arrivent des semaines plus tôt.