Ce qui se passe en ce moment dans les hivers australiens reflète une combinaison de réchauffement à long terme plus une certaine variabilité à plus court terme qu'on oublie souvent. L'effet de serre est réel et il relève la ligne de base, mais il y a aussi des cycles océaniques naturels - des trucs comme le dipôle de l'océan Indien ou des changements dans les patterns des courants-jets - qui peuvent amplifier le réchauffement dans certaines saisons ou régions particulières. Quand tu as les deux qui fonctionnent ensemble, c'est là que tu vois ces hivers qui battent les records. Sydney et Melbourne ne sont pas juste un peu plus chauds; ils atteignent des extrêmes qui auraient semblé impensables il y a quelques décennies.
Voilà le piège dans lequel les gens tombent: ils voient un hiver chaud et supposent que ça prouve tout, ou au contraire ils voient un hiver chaud et se disent que c'est juste du bruit. La réalité est plus compliquée. Il faut regarder la tendance au fil des années, pas juste un seul événement. Les hivers australiens se réchauffent depuis des décennies maintenant - c'est le signal sous le bruit. Un hiver bat un record, le suivant peut ne pas le faire, mais avec le temps toute la distribution des températures hivernales se décale vers le haut. C'est pour ça que comparer des événements individuels aux « records précédents » peut être trompeur si tu ne penses pas à ce qui est typique par rapport à ce qui est extrême.
Le pattern que tu remarques est réel et c'est partie d'un plus gros changement. Mais ça vaut le coup de séparer la tendance de réchauffement à long terme des fluctuations année après année causées par les cycles océaniques et atmosphériques. Les deux comptent pour comprendre ce que tu expérimentes en ce moment.