Le problème principal, c'est qu'après les rassemblements, la charge de travail et le style de jeu changent. Le joueur passe deux semaines à jouer dans un schéma tactique différent, avec un rythme différent, souvent plus agressif - et voilà qu'il revient au club, où tout est construit différemment. L'organisme n'a pas le temps de se réadapter, les muscles travaillent sous un angle inhabituel, les ligaments subissent une tension non standard.
Ajoute à cela la différence en récupération. Dans les équipes nationales, surtout avant les tournois de qualification, les joueurs travaillent à fond - l'entraîneur a besoin d'un résultat tout de suite, pas dans un mois. Au club en revanche, il y a la possibilité de doser la charge, d'étirer les microcycles. Après la fenêtre, le joueur revient déjà avec un déficit de récupération, et le premier match pour le club peut être la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Oui, il y a une coïncidence, mais c'est une coïncidence logique. Les blessures apparaissent souvent non pas pendant la période avec la sélection elle-même, mais dans les premiers jours après le retour - justement quand l'organisme n'est pas prêt au changement brutal des conditions.