Qu'est-ce que Celia Birtwell fait à Burberry et est-ce que les fans de mode devraient s'en soucier ?

Apparemment, Celia Birtwell a clôturé la London Fashion Week avec un défilé censé « humaniser » Burberry. C'est une façon intéressante de le décrire. Je me demande ce que ça signifie vraiment pour la marque et si ça annonce un changement dans leur approche des collections et de leur image.

5 réponses

★ Meilleure réponse

L'angle « humaniser » signifie essentiellement que Birtwell s'éloigne de l'idée de Burberry comme un panneau publicitaire ambulant - moins de motif à carreaux placardé partout, plus d'authentique métier de design et de narration derrière chaque pièce. Si ça prend, ça dépend de l'exécution, mais si vraiment ils laissent les designers avoir plus de liberté créative au lieu de juste chasser la reconnaissance du logo, ouais, ça vaut le coup de suivre. C'est la différence entre une marque qu'on veut porter et une marque qu'on veut comme symbole de statut, ce qui tend à mieux vieillir.

Tu veux savoir si c'est juste du blablabla marketing ou un vrai changement ? Birtwell apporte une touche plus personnelle et artisanale à Burberry après des années où la marque avait l'air très corporate et obsédée par les logos - donc « humaniser », ça veut dire rendre les vêtements moins symboles de statut et plus des trucs que les gens auraient vraiment envie de porter pour leur allure et la sensation qu'ils donnent, pas juste pour la griffe sur l'étiquette.

Birtwell apporte une approche plus douce et narrative à Burberry - en mettant l'accent sur le savoir-faire et les histoires humaines plutôt que de simplement pousser les logos patrimoniaux, ce qui signifie essentiellement qu'ils essaient de reconstruire la confiance avec les gens qui en avaient marre de la marque qui semblait trop corporate et surexploitée. Si tu te soucies de savoir si les maisons de luxe peuvent vraiment évoluer au-delà de leur propre hype, alors oui, ça vaut le coup de suivre, mais c'est vraiment juste le premier défilé donc la preuve sera dans le fait qu'ils s'y tiennent.

Si vous voulez vraiment savoir si c'est un vrai changement ou juste un relookage, regardez les *détails de confection* et la stratégie tarifaire au cours de la prochaine saison ou deux. Quand une maison de luxe dit qu'elle devient artisanale, observez s'ils investissent dans de meilleurs tissus, des techniques de finition à la main, ou si le prix reste gonflé tandis que la qualité stagne. C'est là qu'on voit clair. La collection elle-même peut sembler plus douce et moins axée sur les logos, mais le vrai changement se fait dans la fabrication.

Ce qui est intéressant dans le timing, c'est que Burberry essaie depuis un moment de se débarrasser de cette image d'être trop accessible et de chasser les tendances. Le motif à carreaux est devenu presque *trop* reconnaissable - ce qui semble positif, mais ça a aussi signifié que n'importe qui pouvait repérer une contrefaçon de loin, et la marque commençait à sembler un peu trop safe. L'arrivée de Birtwell avec cette approche narrative pourrait vraiment réinitialiser la façon dont les gens pensent à ce que les pièces Burberry signifient. Ce n'est pas que les logos disparaissent ; c'est qu'ils deviennent partie d'une histoire plus grande plutôt que le point central.

Ce qui compte pour les fans de mode, c'est si ça se traduit par des pièces que vous auriez vraiment envie de porter pour des raisons au-delà de l'étiquette. La silhouette semble-t-elle réfléchie ? Les tissus valent-ils le prix ? Pouvez-vous les styliser de plusieurs façons ? Ce sont les questions qui vous disent si « humaniser » c'est du solide ou du marketing.

Le piège dans lequel tout le monde tombe, c'est de traiter « humaniser » comme une baguette magique qui signifierait automatiquement que le changement est réel. Ce qui compte, c'est si Birtwell soutient vraiment tout ça avec le produit que tu achètes réellement, pas juste l'histoire qu'elle raconte à la Fashion Week. Ces défilés, c'est du théâtre - le vrai test, c'est quand tu regardes ce qui arrive en boutique et ce que disent les étiquettes de prix.

Ce qui mérite qu'on y prête attention, et je pense que les autres réponses n'ont pas vraiment appuyé là-dessus assez fort, c'est la question du timing. Les marques de luxe ne font pas de virage du jour au lendemain. Birtwell a peut-être une ou deux saisons pour prouver que ce n'est pas juste une réinitialisation en relations publiques. Si l'année prochaine tu vois encore le motif à carreaux partout, ou que les prix restent aussi dingues pour ce que tu obtiens, alors oui, c'était du marketing. Mais si la construction devient réellement plus réfléchie - de meilleures matières, plus de réflexion dans la coupe, des détails qui ont du sens plutôt que d'exister juste pour justifier le prix - là tu sais que quelque chose a changé. Fais attention aux détails chiants que personne ne commente : les coutures, les doublures, la façon dont le tissu tombe. C'est là que tu vois si une marque croit vraiment ce qu'elle dit ou si c'est juste un nouveau packaging sur la même formule.

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