Le contrôle des dégâts est clairement important - remplacer ces systèmes d'ancrage brutaux arrête l'hémorragie - mais il y a aussi une restauration active qui se fait. Ils ne font pas juste attendre que l'herbier repousse tout seul. Les équipes en Dorset replantent des pousses dans les zones qui ont été les plus endommagées, c'est un peu du jardinage sous-marin. Elles collectent des pousses saines à partir de zones moins endommagées, les fragmentent, et les ancrent dans le fond marin dans les zones dégradées. Ça demande de la patience puisque l'herbier pousse lentement, mais les résultats encourageants qu'on mentionne semblent provenir des endroits où cette replantation a été faite en parallèle avec les améliorations des mouillages.
Un angle pratique qu'on ne mentionne pas toujours : ils cartographient aussi les zones qui subissent les pires dégâts d'ancrage et utilisent ces données pour littéralement fermer certaines zones pendant la haute saison de navigation. C'est low-tech mais efficace - les barrières de cordes et les restrictions saisonnières empêchent les bateaux d'accéder aux herbiers les plus vulnérables pendant que la régénération se fait. Combiné aux mouillages fixes ailleurs, ça crée une sorte de système de rotation où certains herbiers peuvent respirer tandis que d'autres restent accessibles pour l'ancrage.
Le vrai succès, c'est que l'herbier est plus résistant qu'on ne le pense une fois qu'on arrête de le détruire activement. Une fois que le trafic d'ancrage s'arrête et que les pousses replantées commencent à s'établir, la récupération naturelle accélère. Donc ce n'est pas une solution magique unique mais une combinaison : arrêter les dégâts avec une meilleure infrastructure de mouillage, replanter activement dans les zones les plus endommagées, et restreindre tactiquement l'accès où ça compte vraiment.