L'écart entre un objectif affiché et la réalité est presque toujours plus large que ce que les gens imaginent, et 1,5 million semble vraiment avoir été fixé plutôt comme un message politique qu'une prévision sérieuse. Cela dit, les réponses précédentes minimisent pas mal ce qui est réellement du ressort du gouvernement - la réforme de l'urbanisme, les normes de construction et l'investissement direct peuvent accélérer les choses plus vite qu'il n'y paraît. Le vrai problème, ce n'est pas que l'objectif était impossible ; c'est qu'il aurait fallu une volonté politique et un financement soutenus sur plusieurs cycles électoraux, ce qui arrive presque jamais. Tu as raison de dire que les coûts, les pénuries de main-d'œuvre et les incitations pour les promoteurs comptent énormément, mais le système de l'urbanisme en Angleterre est vraiment sclérosé d'une manière que d'autres pays ont résolue. Qu'ils atteignent 1,5 million ou 1,2 million, la pénurie de logements ne disparaîtra de toute façon pas - ce qui compte, c'est de voir si on assiste réellement à un changement dans l'offre de terrains constructibles et abordables, ce qui demande des décisions qui dépassent ce qu'un ministre quelconque peut admettre ou nier.