L'essentiel ici, c'est à quel stade se trouve la situation. Si l'oncle a déjà signé les documents acceptant la succession ou a utilisé les biens (par exemple, habité l'appartement, utilisé la voiture), alors il lui sera beaucoup plus difficile de refuser - le tribunal peut ne pas accepter un tel refus, car il est considéré comme ayant accepté la succession de fait.
S'il n'a encore rien accepté officiellement et n'a pas touché aux biens, alors dans les six mois suivant le décès, il peut déposer une demande de renonciation. La renonciation n'est pas simplement une décision personnelle, il faut la formaliser chez le notaire. Point important : la renonciation peut être inconditionnelle (il refuse simplement) ou avec indication au profit de quelqu'un (par exemple, au profit de la maman). Si on renonce simplement, sans redirection, la succession passera aux héritiers suivants selon l'ordre légal.
Avec les dettes, c'est plus compliqué en cas de renonciation. Si l'oncle renonce, les créanciers peuvent présenter des réclamations sur les biens eux-mêmes (l'appartement et la voiture seront liquidés pour rembourser les dettes) ou à la maman, si elle accepte la succession. La maman doit être prudente : si elle accepte la succession, elle sera automatiquement responsable des dettes dans la limite de la valeur des biens reçus. Il est préférable de tout clarifier auprès du notaire ou d'un avocat avant de prendre une décision.