10 réponses
Il n'y a pas vraiment de gagnant évident ici pour l'investissement à long terme - tout dépend de ce que tu cherches à faire. Ce que personne n'a mentionné, c'est que la plupart des investisseurs à long terme détiennent en fait les deux, parce que les actions visent la croissance tandis que les obligations amortissent les chutes du marché, et cette combinaison permet généralement de dormir plus tranquille la nuit que de miser uniquement sur l'un ou l'autre.
la principale différence, c'est que les actions vous donnent une part de propriété dans des entreprises et croissent généralement plus vite avec le temps, tandis que les obligations sont essentiellement des prêts que vous accordez à des entreprises ou des gouvernements qui vous versent des intérêts fixes. les actions sont plus risquées - votre argent peut monter ou descendre beaucoup - mais historiquement elles ont mieux devancé l'inflation sur des décennies. les obligations sont plus stables et prévisibles, donc elles sont parfaites pour réduire le risque dans un portefeuille à long terme, même si les rendements sont plus faibles. la plupart des gens mélangent les deux selon leur âge et la volatilité qu'ils peuvent tolérer.
La réponse précédente explique bien la différence entre la propriété et le prêt, mais je nuancerais un peu le « les actions croissent généralement plus vite » - c'est vrai sur des décennies, mais les obligations brillent vraiment si tu as besoin d'un revenu stable ou si tu veux dormir tranquille pendant les krachs boursiers. Pour les investisseurs à long terme, tout dépend vraiment de ta tolérance au risque et du moment où tu auras besoin de cet argent. Les actions peuvent chuter de 30 % en un an et mettre du temps à se rétablir, alors que les obligations sont plus prévisibles même si elles croissent moins vite. La plupart des gens finissent par combiner les deux, en ajustant la répartition selon leur âge et leurs objectifs, plutôt que de choisir l'une ou l'autre.
Le plus malin pour investir à long terme, c'est de les mélanger selon ton âge et le moment où tu auras besoin de l'argent, pas d'en choisir un plutôt que l'autre. Si tu as des décennies avant la retraite, ce sont les actions qui créent vraiment de la richesse - elles ont surpassé les obligations et l'inflation sur de longues périodes. Mais les obligations ne sont pas juste des filets de sécurité ; c'est un revenu prévisible, ce qui compte davantage quand tu vieillis ou si un crash boursier te stresserait vraiment.
Je l'ai appris à mes dépens. Il y a des années, j'ai tout investi en actions parce que j'étais jeune et je pouvais « supporter la volatilité ». Puis une mauvaise passe a frappé et j'ai paniqué, j'ai failli vendre au pire moment. Une fois que j'ai ajouté des obligations - même juste 20-30% de mon portefeuille - j'ai arrêté de m'obséder sur les variations quotidiennes et j'ai vraiment pu penser à long terme. Ça s'avère que la tranquillité d'esprit a une véritable valeur en dollars. La plupart des gens finissent par faire quelque chose comme une répartition 60/40 ou 70/30, en ajustant à mesure qu'ils se rapprochent de l'objectif pour lequel ils économisent. Les obligations te permettent de garder la tête froide pour que tu ne te dérobe pas des actions quand ça devient difficile.
Ne tombez pas dans le piège de penser que les obligations sont juste « sûres mais ennuyeuses » - ça minimise ce qu'elles font vraiment sur des décennies. Le vrai truc, c'est que les obligations stabilisent votre portefeuille pendant les krachs boursiers, ce qui compte bien plus que les chiffres de croissance bruts. Quelqu'un qui a détenu à la fois des actions et des obligations pendant 2008 ou 2020 s'en est sorti plus vite que quelqu'un qui a vendu en panique un portefeuille 100 % actions, même si la personne 100 % actions a rattrapé son retard des années après. Pour les investisseurs à long terme, c'est pas vraiment une question de savoir lequel gagne ; c'est une question de pouvoir dormir la nuit pendant que votre argent travaille, et les obligations font ce boulot mieux que les gens ne le reconnaissent.
Les obligations semblent ennuyeuses jusqu'au moment où tu en as vraiment besoin - c'est là qu'elles brillent, et les actions peuvent te laisser coincée si le marché s'effondre juste quand tu dois retirer de l'argent. Ce détail pratique que personne n'a mentionné, c'est de regarder ton échelonnement d'obligations : au lieu d'acheter une grosse obligation qui arrive à maturité dans 20 ans, échelonne-les pour que certaines arrivent à maturité tous les quelques années, ce qui te donne de l'argent sans t'obliger à vendre tes actions à perte. Pour l'investissement à long terme, ouais, les actions vont probablement croître davantage, mais les obligations sont ton filet de sécurité qui te laisse dormir tranquille et te permet d'en rester à ton plan au lieu de paniquer.
Ne fais pas l'erreur de croire que tu dois en choisir un ou l'autre - la vie ne fonctionne pas comme ça. J'ai vu des gens que je connais investir massivement en actions dans la trentaine et paniquer lors des baisses, puis basculer trop loin vers les obligations et rater la vraie croissance. L'équilibre change selon où tu en es dans la vie : si tu n'as besoin de cet argent que dans plusieurs décennies, les actions gèrent bien mieux l'inflation, mais les obligations lissent les fluctuations et deviennent vraiment plus intéressantes quand les marchés boursiers font peur. La plupart des gens se retrouvent avec un portefeuille qui penche d'un côté ou de l'autre selon leur horizon d'investissement et leur tolérance au risque, pas selon une formule rigide.
Les obligations vous rapportent généralement selon un calendrier fixe - trimestriellement ou semestriellement - tandis que les actions ne vous rapportent rien à moins que l'entreprise décide de verser des dividendes, ce qui varie énormément. Cette régularité compte bien plus que ce que les gens pensent quand vous vivez vraiment de vos investissements des dizaines d'années plus tard.
Les réponses précédentes ont couvert les points essentiels, mais voilà ce qu'on oublie : votre tolérance émotionnelle face aux fluctuations de votre argent. Les actions peuvent chuter de 20, 30, voire 40% en une mauvaise année et ça peut vraiment vous jouer des tours même si logiquement vous savez que vous vous remettrez. Les obligations à peine bougent. Sur une très longue période - genre 30+ ans - les actions gagnent probablement sur les rendements bruts, d'accord. Mais si un crash boursier l'année 25 vous pousse à vendre panique-vendre tout, les obligations dans votre portefeuille ne sont pas juste « des trucs de filet de sécurité ennuyeux ». C'est la différence entre un plan qui fonctionne et un plan que vous abandonnez.
De plus, l'inflation ravage les obligations sur des décennies. Une obligation qui rapporte 4%, ça semble sympa jusqu'à ce que l'inflation monte à 5% et que vous perdiez réellement du pouvoir d'achat. Les actions au moins ont une chance de surpasser l'inflation parce que les entreprises peuvent augmenter leurs prix. Donc le vrai jeu pour les gens à long terme c'est ce que la réponse précédente a dit - vous voulez probablement les deux, mais la répartition dépend de combien de temps vous pouvez vraiment tolérer la volatilité et du moment où vous pourriez avoir besoin de puiser dans cet argent.
Les obligations et les actions gèrent la volatilité de manières complètement différentes, ce qui compte bien plus qu'on ne le pense pour la planification à long terme. Les actions peuvent chuter de 20-30% une mauvaise année et t'empêcher de dormir, mais elles se redressent et continuent à se composer. Les obligations, c'est l'inverse - c'est ennuyeux, ça ne te panique pas, mais dans un environnement d'inflation élevée, elles peuvent discrètement perdre du pouvoir d'achat. C'est pour ça que le mix compte vraiment.
Ce qu'on omet de dire, c'est que ta tolérance psychologique est la véritable limite. Tu peux savoir intellectuellement que les actions surpassent les obligations sur 30 ans, mais si un krach te pousse à tout vendre au plus bas, ce savoir ne t'aide pas. Certains dorment bien avec 80% d'actions. D'autres ont besoin d'assez d'obligations pour rester calmes et investis. L'allocation qui te permet de suivre le plan vaut mieux que celle qui est "optimale" mais que tu vas abandonner.
La tension que tout le monde ressent ici est réelle, mais ça se réduit à une question : qu'est-ce que tu protèges ? Les actions peuvent croître de manière dingue sur 20+ ans, c'est sûr. Les obligations ne vont pas te rendre riche, mais ce sont des ancres - elles ne s'effondrent pas quand les marchés le font. Tu as besoin des deux parce qu'ils ne bougent pas en synchronisation. Quand les actions chutent, les obligations restent souvent stables ou même grimpent. C'est pas glamour, mais c'est la vraie raison pour laquelle les gens les mélangent.
Voilà ce qu'on passe sous silence : la plupart des gens supposent que les obligations sont « sûres » et les actions « risquées », donc ils se chargent d'obligations s'ils sont nerveux. Mauvais coup. Si tu as des décennies devant toi, être trop conservateur avec les obligations te coûte *vraiment* plus cher - l'inflation ronge ces paiements fixes, et tu rates des années de croissance boursière qu'on ne peut pas récupérer. Le vrai piège, c'est de laisser le bruit court terme du marché te pousser vers le mauvais ratio pour ton horizon. Un trentenaire avec 35 ans avant la retraite qui abandonne les actions à cause d'un mauvais trimestre vient de verrouiller ses pertes et de tuer ses rendements long terme.
L'allocation compte beaucoup plus que de trouver un gagnant. Tu ne dois pas choisir entre les deux ; tu dois choisir un mélange qui te permet de dormir tranquille sans saboter ton avenir. Ce mélange change au fil que tu vieillis et que tu te rapproches du moment où tu auras besoin de cet argent, mais commencer penché vers les actions si tu as du temps ? C'est généralement la bonne stratégie.
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