Quel est l'objectif réel ici - est-ce qu'il en existe même un qui satisferait tout le monde ?
Pas vraiment, non. Le Cap jongle avec ce problème depuis des années sans trouver de solution permanente. La ville a essayé des programmes de relocalisation, mais les babouins ont un instinct de retour au foyer très développé et reviennent souvent, ce qui signifie qu'on gaspille des ressources sur un pansement temporaire. Ils ont aussi éliminé certaines populations, ce qui est évidemment controversé et ne s'attaque pas à la cause profonde - c'est que les humains se sont essentiellement installés sur leur territoire et ont laissé des sources de nourriture partout (poubelles, arbres fruitiers, cuisines non sécurisées). Du coup, tu te retrouves dans ce cycle sans fin où tu enlèves certains animaux et d'autres les remplacent parce que les conditions qui les ont attirés en premier lieu n'ont pas changé.
Ce qui est compliqué et que tout le monde passe sous silence, c'est que ce n'est pas vraiment un problème de babouins - c'est un problème d'aménagement urbain et de comportement humain. Tant que les gens laissent les fenêtres ouvertes, ne sécurisent pas correctement leurs poubelles et entretiennent des jardins pleins de nourriture accessible, tu vas continuer à attirer des primates. Certains quartiers ont eu pas mal de succès avec une meilleure gestion des déchets et l'éducation des habitants, mais ça demande un effort soutenu et l'adhésion des résidents. Une élimination complète ? C'est peu probable, en partie parce que c'est un cauchemar logistique et en partie parce que suffisamment de gens reconnaissent que les babouins étaient là en premier. Donc réalistically, le Cap est probablement condamné à gérer la situation indéfiniment plutôt que de la résoudre.