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Ne te contente pas juste de "respirer profondément" et de prétendre que ça va passer, parce que ça ne résout pas le problème de fond. Ce qui aide vraiment, c'est de commencer petit : dis quelque chose dans des réunions plus petites, pose une question sur un détail du projet, demande une clarification sur quelque chose - commence par des trucs à faible risque pour que ton cerveau s'habitue à l'idée que tu ne vas pas mourir là-dedans.

Je suis passé par là et j'ai remarqué que plus tu évites, pire devient l'anxiété la prochaine fois. Donc ça vaut le coup aussi de réfléchir si tu as peur du jugement de tes collègues ou si c'est vraiment le moment de la présentation en lui-même. Un truc qui fonctionne, c'est de bien te préparer à ce que tu vas dire (pas par cœur, mais vraiment connaître le sujet), parce que comme ça diminue cette panique du "et si je ne savais pas répondre?". Si ça reste vraiment difficile, parle avec un psy - ce n'est pas une faiblesse, c'est un investissement vraiment.

L'anxiété sociale au travail s'aggrave généralement quand on essaie de contrôler juste le symptôme physique (le cœur qui s'accélère, la chaleur) sans s'attaquer à ce qui se cache derrière - et là on crée une pression supplémentaire de devoir "avoir l'air normal" pendant la réunion. Ce qui marche mieux, c'est d'augmenter graduellement l'exposition : commence par dire quelque chose de très petit et objectif (genre "je suis d'accord avec le point X") dans des réunions où tu te sens un peu plus à l'aise, et puis tu étends ça au fur et à mesure que ça devient moins effrayant. Si ça continue à être intense, pense à consulter un professionnel, parce que l'anxiété sociale chronique au travail c'est justement le genre de truc que la thérapie arrive bien à traiter - c'est pas une faiblesse, c'est juste la physiologie du corps qui réagit au stress.

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