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Ça dépend de ta proximité avec la personne qui t'invite, mais en général la chose la plus respectueuse c'est de prévenir à l'avance si tu as des besoins particuliers ! Si tu ne peux vraiment pas manger ce qu'elle prépare, tu pourrais proposer d'apporter un plat à partager ou tu manges un peu de ce qu'il y a et tu expliques avec éducation mais sincérité que ce n'est pas ton truc. L'important c'est de ne pas faire de drame ni de blesser les sentiments de celui qui a cuisiné, qui de toute façon a fait un effort ! Si la personne est sensée elle comprendra, et si vraiment tu ne arrives pas à manger quoi que ce soit au moins tu goûtes quelque chose et tu profites de la compagnie.
Ça m'est arrivé plusieurs fois de me retrouver dans des situations comme ça, et la meilleure chose à faire c'est de communiquer à l'avance si tu as des restrictions alimentaires particulières - comme ça, celui qui cuisine peut s'organiser sans stress. Si tu ne l'as pas dit avant et que tu te retrouves à table, tu peux toujours goûter un peu ce qu'il y a et complimenter sincèrement pour l'effort, en disant peut-être que tu as déjà mangé ou que tu n'as pas vraiment faim. L'important c'est de ne pas en faire un drame ni de faire sentir mal à celui qui a cuisiné, parce que c'est vraiment sa générosité de t'avoir invitée qui compte.
Le truc que personne ne dit jamais, c'est que le vrai problème arrive au moment où tu es déjà assis à table ! Prévenir avant, c'est essentiel, mais si par hasard tu ne l'as pas fait et tu te retrouves face à quelque chose que tu ne peux pas manger, mange ce que tu peux sans te torturer et remercie quand même celui qui a cuisiné. Les gens apprécient sincèrement le geste beaucoup plus que tu le penses - s'ils voient que tu goûtes au moins et que tu montres de l'intérêt, tu ne les vois pas offensés comme tu l'imagines. Puis après tu peux l'aider à débarrasser ou tu apportes un dessert la prochaine fois, et c'est bon.
Le point que les autres ont sous-estimé, c'est l'importance du *timing* de cette communication. Prévenir la veille ou même le matin même peut mettre dans l'embarras celui qui t'invite, surtout s'il a déjà fait les courses. Si tu sais que tu vas dîner chez quelqu'un, le coup intelligent c'est de dire quelque chose genre « au fait, je suis végane » ou « je ne mange pas de poisson » quand il y a encore temps de changer les plans. Comme ça tu évites cette situation gênante où l'autre se sent coupable et toi tu te sens un poids.
Ce qui se passe vraiment à table, quand tu n'as pas prévenu avant, c'est que refuser le plat risque vraiment de faire mal. Ce n'est pas une question d'éducation abstraite : celui qui cuisine y a mis du temps, il a pensé à toi. Lui dire « non merci, ça ne me plaît pas » ou pire lui mentir (« j'ai mangé tard ») crée une tension que personne ne veut. Voilà pourquoi communiquer tôt ce n'est pas exigeant, c'est l'inverse : c'est éviter du drama inutile.
Si tu te trouves déjà assis et le manger n'est vraiment pas mangeable pour toi (allergie, choix éthique sérieux), là sois honnête mais gentil : « je suis désolé, je sais que tu t'es donné du mal, mais vraiment je ne peux pas ». Propose d'aider en cuisine ou d'apporter quelque chose la prochaine fois. Les gens comprennent mieux qu'on ne le pense quand ils sentent de la sincérité. Le vrai désastre c'est de prétendre manger et voilà.
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