La réalité, c'est qu'Upwork fonctionne toujours pour la rédaction, mais pas comme il y a cinq ans. Ce qui fait la différence maintenant, c'est de vraiment te spécialiser au lieu d'offrir de la « rédaction générale ». Si tu te concentres sur un créneau précis - copywriting pour l'e-commerce, rédaction SEO, contenu technique, newsletters - tu as beaucoup moins de concurrence directe et les clients paient mieux. Ça semble évident, mais la plupart se lancent à concourir dans la catégorie la plus saturée possible.
Le portfolio est fondamental, bien sûr, mais il y a un piège que presque personne ne mentionne : les premiers boulots sur Upwork sont durissimes à décrocher même en ayant du bon matériel. C'est comme un cercle vicieux où tu as besoin d'avis pour que l'algorithme te mette en avant, mais sans boulots tu n'as pas d'avis. Beaucoup arrivent, se démoralisent en deux semaines sans clients et s'en vont. Si tu te lances, prépare-toi à accepter certains boulots à bas prix initialement juste pour te décrocher ces premières évaluations cinq étoiles, et ensuite tu commences vraiment à augmenter les tarifs.
L'autre truc que tu devrais considérer, c'est qu'Upwork prélève une commission (normalement 5-10% selon ton niveau), donc les chiffres que tu vois ne sont pas ce que tu récoltes vraiment. Si tu comptes en vivre, il te faudrait générer pas mal de volume ou travailler avec des clients en rétention long terme que tu négocies hors plateforme après (bien que techniquement Upwork l'interdise, beaucoup le font). Tout aussi important : il y a des plateformes alternatives comme Contently, Scribd ou travailler directement avec des agences qui ont tendance à attirer des clients plus sérieux et moins « j'ai pas le budget ». Peut-être que démarrer en parallèle ailleurs tout en construisant ta réputation sur Upwork serait plus réaliste.